HONNEUR ET RESPECT

La bataille de Snaaskerke se déroula le 25 août 1914 après qu’une unité de reconnaissance allemande traversa le pont pivotant au-dessus du canal de Plassendale-Nieuport.
A Leffinge, à hauteur du ‘Kromme Elleboog’, les allemands ont trouvé sur leur chemin des gendarmes Belges, à la suite de quoi un combat commença.
5 gendarmes « Oscar Bauduin, Georges Godart, Nestor Louis, Maximilien Olan et Louis Vincent » sont morts sur place.   Un soldat allemand décéda quelques jours plus tard à Ostende.

Les allemands avaient pour but, Ostende, où ils devaient s’assurer qu’il n’y avait pas déjà des soldats britanniques en train de débarquer. Leur crainte était que les britanniques y débarquent pour après rejoindre la France en train, c’est donc pour cela qu’ils sabotèrent l’infrastructure ferroviaire (notamment à Lichtervelde, Torhout et Gistel) et les moyens de communication (téléphone et télégraphe

Article fournis par Yves Pauwels & Evelyne Goldenberg

La bataille de Snaeskerke (Gistel), le 25.08.1914

Célébration solennelle des morts lors de la « bataille de Snaeskeke » le 25 août 1914

Le 25 août 2015, une plaque commémorative a été dévoilée au pont Kalsijde à Snaaskerke en mémoire de 5 gendarmes décédés lors d’une escarmouche avec les Allemands le mardi 25 août 1914 en présence de nombreuses personnalités.

Cette rencontre est restée dans l’histoire sous le nom de « Bataille de Snaeskerke » et rappelle une bagarre entre des éclaireurs allemands se rendant à Ostende et une unité de gendarmerie.

L’Histoire

Lorsque les Allemands, après la conquête de Bruxelles, poursuivirent leur avance le 21 août 1914 vers la France avec pour objectif Paris, des unités de reconnaissance allemandes furent chargées de vérifier si les Britanniques ne débarquaient pas (encore) de troupes dans nos ports. Du nord de la France à menacer et / ou à attaquer l’armée allemande de cette manière.

Informés des intentions de l’ennemi, Camiel Caura (forgeron) et Emiel Dresen (gérant de café), surveillaient le pont, et sur ordre de la gendarmerie ont barricadé ce passage qui enjambait le canal Nieuport-Plassendale.  Au petit matin du 25 août 1914. Ils empêchèrent ainsi l’avancée d’un escadron (environ 150 hommes), de cuirassiers qui se renforça par la suite d’un peloton de cyclistes.

Les Allemands étaient partis de Torhout vers 03h30 et via Eernegem et Gistel, ils atteignirent le pont vers 5h45. Voyant leur avance bloquée, les Allemands ont exigé – sur présentation d’armes – d’ouvrir le pont. En franchissant le canal, les Allemands sont tombés en face d’une unité de la gendarmerie. Entre le pont et le Kromme Elleboog, une bataille a eu lieu. Les pertes pour les Belges furent lourdes, à savoir 5 gendarmes ont été tués et quelques-uns ont également été blessés. Un cuirassier allemand est également décédé.

Les gendarmes tombés appartenaient tous au « Groupe Ter de Mons ». Ce détachement, dirigé par le lieutenant-Colonel Bloem, se rendait à Dunkerque (Fr.) et était plutôt arrivé accidentellement dans la région. Le détachement venait d’Anvers en train et souhaitait se rendre en France via Torhout. En raison d’actes de sabotage (commis par les Allemands sur le chemin d’Ostende !!) dans les gares de Torhout et de Lichtervelde, Bloem a été obligé de se rendre à Ostende, et de prendre un Tram vers la Frontière française. Alors que le détachement attendait le moyen de transport requis, un message arriva signalant que des Allemands arrivaient en direction de Snaeskerke. Le Lieutenant-Colonel BLOEM n’a pas hésité à FAIRE PARTIR déployer son détachement en direction du Pont

Après ce combat, les Allemands sont revenus à Torhout pour rejoindre l’armée allemande plus tard en France. Une tentative d’interception des Allemands lors de leur retraite à Zedelgem a échoué.  Parmi les gendarmes morts, on a relevé :

-BAUDIN Oscar (36 ans)    Brigade de PECQ

-GODART Georges (23 ans) Brigade de BAUDOUR

-LOUIS Nestor  (46 ans )    Brigade de BAUDOUR

-ONAN Maximilien (44 ans) Brigade ANDERLUES

-VINCENT Louis (41 ans)  Brigade de CHARLEROI

Dans la région, ce fait de guerre est relativement inconnu et c’est pourquoi, depuis 2015, l’intention a été prise d’organiser une cérémonie tous les ans, le 25 août (ou autour de), au pont de Kalsijde, à la mémoire des gendarmes décédés.

Commémoration solennelle des morts lors du « combat de Snaaskerke » 25 août 1914

Le 25 août 2015, en présence de nombreuses personnalités, une plaque commémorative a été révélée à la kalsijdebrug à richardais en mémoire de 5 Gendarmes qui ont péri dans une escarmouche avec les allemands le mardi 25 août 1914.

Cela s’est passé dans l’histoire comme le « combat de Snaaskerke » et rappelle un combat entre des éclaireurs allemands sur la route d’Ostende et une unité de gendarmerie.

Lorsque les allemands, après la conquête de Bruxelles, ont continué leur marche vers la France, le 21 août 1914, avec l’objectif de Paris, les unités allemandes de reconnaissance ont reçu l’ordre de vérifier si les anglais (encore) n’ont pas apporté de troupes à terre dans les pays de la communauté. Nos ports et ceux du nord de la France pour menacer et / ou attaquer l’armée allemande de cette manière.

En ce qui concerne les intentions de l’ennemi, le matin du 25 août 1914, Camiel Caura (forgeron) et Emile Dresen (café-exploitant), qui vivaient sur le pont, sur ordre de la gendarmerie, ont fait le pont sur le Canal Nieuwpoort-Plassendale et empêché ainsi l’avancée d’un escadron (ONG. 150 hommes) cuirassiers renforcés avec un peloton de cyclistes.

Les Allemands étaient partis de Torhout vers 03.30 h ce matin, et par la Louviere et la Gistel, ils ont atteint le pont vers 5.45 heures et ont vu leur marche s’arrêter. Toutefois, les allemands ont demandé – sur présentation d’armes – d’ouvrir le pont. Une fois le canal traversé, les allemands se sont heurtés à une unité de la gendarmerie, et entre le pont et le coude courbe, une bataille a été menée. Le bilan des belges était lourd, à savoir 5 morts, et quelques-uns ont été blessés. Un kurassier allemand a également été tué.

Les Gendarmes morts appartenaient tous au groupe Mons, ce détachement sous la direction du lieutenant-Colonel Fleur était en route pour Dunkerque (fr) et était plutôt « par hasard » dans la région. Le détachement est arrivé en train d’Anvers et a voulu voyager en France à Bruges par l’intermédiaire de Torhout. En raison de sabotagedaden (par les allemands sur la route d’Ostende !!) aux gares de Torhout et Lichtervelde, la fleur était obligée de voyager via Ostende avec le tram à Dunkerque. Alors que le détachement attendait le transport requis, le message des allemands à venir était à l’intérieur et n’a pas hésité à mettre en place son détachement.

Après ce combat, les allemands ont repris la direction de Torhout pour se joindre à l’armée allemande en France plus tard. Une tentative d’intercepter les allemands à leur retraite à Zedelgem a échoué.

Dans la région, cet épisode de guerre est relativement peu connu et, par conséquent, depuis 2015, l’intention est d’organiser, chaque année, le 25 août (ou autour du 25 août), une cérémonie à l’intention des kalsijdebrug en mémoire des victimes de la guerre.